4 îles en 2 semaines aux Philippines

Par Damien. Click here for Emma’s post. Et pour les photos: El Nido, Coron, et Cebu!

Depuis Bali, on a l’impression d’avoir troqué notre panoplie du parfait backpacker pour celui du touriste avide de soleil, sable chaud, eau turquoise et farniente… Et à ce niveau les Philippines, en commençant par notre premier arrêt à l’ouest de l’archipel, sur l’île de Palawan (aucun lien avec les Padawans), promettent de cocher toutes les cases!
Puisqu’on a pas le budget du touriste saisonnier, on s’envole d’abord en low-cost vers Puerto Princesa, et ensuite c’est parti pour 8 heures de mini-bus, entassés épaules contre aisselles, avec même quelques passagers clandestins sur le toit sur la fin du voyage. Backpackers un jour, backpackers toujours! On arrive finalement sur le superbe site d’El Nido, et là je ne trouve plus de mots, les photos parleront d’elles-même…

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En partant faire une journée d’Island hopping (“sauter d’île en île”), on va découvrir avec émerveillement l’un des plus beaux endroits du monde, n’ayons pas peur des mots! Ces falaises karstiques d’un gris intense, contrasté par la végétation verdoyante, avec le bleu azur du ciel en arrière plan… Non, j’ai beau essayé, encore une fois il n’y a pas de mot pour décrire la beauté d’El Nido!

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Après un arrêt barbecue sur une petite île déserte, on enfile nos masques et tuba, et l’émerveillement continue, avec eau turquoise, visibilité parfaite, et toujours nos petits poissons clown favoris!

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Traversée vers Coron

On entend parler d’un site avec de nombreuses plongées en épaves sur l’île voisine, alors on organise un petit transfert en bateau, on nous parle de 4/5 heures, mais c’est en fait 8 heures de traversée qui nous attendent! Par chance, l’océan est aussi calme qu’un lac ce jour-là, et seuls les poissons volants viennent perturber sa surface immobile (trop rapides les chenapans, impossible de les immortalisés sur le moindre cliché!) Je m’assois sur l’un des gros bambous formant la structure de notre embarcation probablement bricolée un dimanche, et je profite pendant de longues heures de cet endroit magique!

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On arrive sur l’île de Coron, et on s’inscrit pour une sortie de trois plongées dès le lendemain, pas une seconde à perdre!
Coron en elle-même ne présente que peu d’intérêt, avec plusieurs quartiers entiers construits sur pilotis, plus proches du bidonville que des pilotis de carte-postale. Les marées jouent le rôle du tout-à-l’égout, et les odeurs à marée basse se diffusent à travers le plancher en bambou. On finit d’ailleurs par quitter notre logement avant même d’y avoir passer la première nuit, c’est la première (et dernière) fois que ça nous arrive sur l’ensemble de nos voyages, mais autant les petites souris on s’y habitue, autant avec les énormes rats qui traversent les longs des charpentes, je me dis que mon sommeil risque d’être un peu léger, et j’ai envie d’être en forme pour cette plongée! On trouve donc un petit hôtel avec un vrai sol et des vrais murs, peut-être moins authentique, mais sans les rats, que voulez-vous, on finit malgré tout par s’embourgeoiser.

Après une bonne nuit de sommeil, on commence donc une journée sous la grisaille, avec un première plongée au coeur d’un cratère volcanique! Pas besoin de combinaison, et c’est tant mieux car il faut d’abord atteindre le cratère avec de nombreuse marches alors qu’on est déjà tout équipés, avant de pouvoir enfin se jeter à l’eau.

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Très peut de poisson, une visibilité assez moyenne dans les eaux sombres en ce jour gris, mais une expérience unique d’évoluer dans cette eau douce déposer par les pentes du cratère, avec un petit 28° pour commencer en surface. La température augmente au fur à mesure qu’on descend, puis on passe à travers un thermocline, et la température de l’eau désormais saturée en sel passe alors à près de 40°! On aperçoit d’ailleurs le thermocline sur la photo, avec l’eau douce en haut et l’eau de mer en bas.

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Je laisserai les physiciens se charger de l’explication exacte du phénomène, mais on a maintenant l’impression d’être dans un bain chaud, et lorsque l’heure de la remontée arrive, les 28° en surface nous paraissent glacials!

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La plongée dans un volcan est donc cochée sur notre liste, place maintenant aux plongées en épaves, dont on avait eu un avant-goût à Bali. Coron est en effet célèbre auprès des plongeurs pour ses nombreuses épaves de navires japonais, coulés en 1944 après une intense campagne de bombardements américains. Le triste passé offre aujourd’hui le parfait refuge pour de nombreuses espèces de poissons (dont d’innombrables magnifiques poissons-lion), et un terrain de jeu fascinant pour les plongeurs en quête de sensations fortes! Lampe torches obligatoires, claustrophobes s’abstenir…

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La journée se termine par un incroyable coucher de soleil aux couleurs roses/violet, photos sans trucage!

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Mais c’est le fameux calme avant la tempête, car le lendemain les plongées sont annulées, tous les bateaux restent au port, et on se barricade à l’hôtel alors que même l’aéroport est fermé.
Heureusement la tempête est de courte durée, et on s’envole deux jours plus tard vers notre dernier arrêt aux Philippines, car on aura pas le temps de visiter chacune des 7 107 îles de l’archipel!

Cebu et Bohol

On atterrit donc sur l’île de Cebu, dont nos amis randonneurs en Birmanie nous avaient parlé, afin de rencontrer ses illustrent habitants marins…
La ville de Cebu est une importante métropole, qui nous permet de découvrir la facette moins touristique des Philippines, la vrais vie, avec les vrais gens, et sa particularité d’être l’un des rares pays catholiques d’Asie, héritage de la colonisation espagnole. On remarque d’ailleurs très vite ici l’importance de la religion, avec les citations bibliques omniprésentes, et même les prières diffusées dans les lieux publiques.

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On commence par la routinière recherche du logis à Cébu, et après une première tentative avortée (on préfère laisser les puces de matelas profiter tranquillement de leur vacances aux Philippines), on trouve un endroit correct où l’on passera juste une nuit, car le lendemain on prend un bus vers l’objectif de notre venu sur l’île…

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Arrivé à destination, dans le petit village d’Oslob, pas une minute à perdre: on sort les masques et tuba, on suit un briefing des spécialistes locaux de la conservation marine, et on saute à l’eau pour une grosse demi-heure de baignade en compagnie d’une douzaine de… requins-baleine!

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Ces géants d’environ 10 mètres ce jour là (ils peuvent atteindre le double!) sont fascinants, et nagent droits vers nous (enfin vers l’appât derrière nous..) On ressent même l’aspiration des énormes quantités d’eau englouties par les requins affamés …mais heureusement dépourvus de dents!

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On essaie d’habitude d’éviter les attractions faisant usage d’appâts pour attirer les animaux, mais on a entendu l’histoire de ces pêcheurs qui déposaient des appâts pour attirer les requins d’un côté de la baie, afin de pouvoir pêcher tranquillement de l’autre, et ont fini par découvrir par hasard le potentiel touristique de la situation, qu’ils ont développé de manière responsable, limitant le nombre de participant et encadrant strictement l’activité, interdiction donc de toucher les requins, même s’il est parfois difficile d’éviter le contact tant ils sont nombreux et vous surprennent parfois en arrivant soudainement derrière vous… Les requins se nourrissent d’un peu d’appât en guis d’amuse-bouche, avant de descendre plus en profondeur pour leur plat principal qu’il devront trouver eux-même, et on profite au passage d’une proximité incroyable face à ces géants gris et leur magnifiques taches blanches. Comme pour la plongée en Argentine avec les lions de mer, la pratique fait débat, mais n’enlèvera rien au plaisir intense et indescriptible d’évoluer près de ces animaux!

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Et d’animaux sauvages il sera encore question pour notre dernière étape, avec un petit détour sur l’île de Bohol, où on vient rencontrer un primate aussi adorable que minuscule: le tarsier.

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On avait déjà espéré l’apercevoir à Bornéo (il faisait quand même la couverture de notre guide de voyage, photo ci-dessus!), mais c’est un animal nocturne et ses yeux pourtant énormes ne reflètent pas la lumière, il est donc impossible de balayer les arbres avec une torche pour les repérer, bref on avait vite abandonné l’idée! Mais à Bohol, The Philippines Tarsier Foundation a été créée à la fin des années 90, et un sanctuaire dédié à la protection du tarsier a été construit, où on peut venir apprendre l’histoire et les caractéristiques du petit animal, et l’observer dans son milieu naturel. On apprend par exemple que le tarsier ne supporte pas la captivité, et qu’il se blesse volontairement voir se tue pour achever son calvaire, en décidant tout simplement d’arrêter de respirer, à en croire notre guide! Bref le message est passé, il sont tout mignon, mais un des plus grands danger pesant sur eux sont les plus malintentionnés d’entre nous qui espèrent pouvoir le domestiquer. On nous explique même que tout contact avec les hommes est un important facteur de stress pour cet animal très fragile, alors que trône dans la pièce une photo du prince Charles portant fièrement dans ses mains un adorable petit tarsier, mais bon, c’est pour la bonne cause…
Après cette introduction instructive, on suit le sentier parcourant le sanctuaire à la recherche du précieux, et “on” (enfin le guide..) finit par l’entrapercevoir entre les feuilles, alors qu’il est en plein sieste (il est nocturne, pour rappel). On se dit décidément dans ces moments qu’un appareil avec un zoom ça peut servir, mais la difficulté à l’observer de près conforte aussi son côté mystérieux, voire légendaire!

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Image wikipedia

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Dernière nuit aux Philippines, vous aurez déduit des articles désormais ponctués de “pas une minute à perdre” que le rythme de voyage ces dernières semaines s’est nettement accéléré: nos billets pour l’inévitable retour à la réalité sont déjà réservé, alors qu’on s’envole déjà vers notre 15e et dernière destination, le Vietnam!

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