Katmandou

Par Damien. Click here For Emma’s Kathmandu. Et les photos sont ici!

C’est à Katmandou, au nom évoquant à la fois la culture hippie et la porte d’entrée vers le toit du Monde, que l’on débute notre étape népalaise, dans une ambiance moyenâgeuse mais chargée de rencontres enrichissantes!

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Après 2 mois passés en Inde, nous atterrissons donc au petit aéroport de Katmandou, dont la taille comparable à un petit aéroport régional annonce déjà le faible développement économique du pays, et la capitale sera notre première expérience d’un pays classé par les Nations Unies comme ayant un faible “Indice de Développement Humain” (l’Inde étant classée parmi les IDH moyen). Au dernier classement, des pays comme le Sénégal ou la Mauritanie étaient classés devant le Népal, et après notre passage sur le paradis naturel des îles Andaman, le contraste est brutal.

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On se ré-habitue doucement les premiers jours à la forte pollution (Katmandou est parmi les villes les plus polluées d’Asie, et ne dispose pas de réseau de canalisations souterraines), on découvre la vie sans électricité 16H sur 24, nous qui étions habitués à toujours pouvoir se connecter (on se souvient qu’on trouvait du wifi même au milieu du lac Titicaca). Même dans la capitale, la majorité des rues ne sont pas goudronnées, et on se presse d’acheter des masques pour pouvoir respirer malgré cette poussière épaisse flottant dans l’air (on pensait pouvoir s’en passer, mais les quintes de toux des premiers jours ont fini de nous convaincre).

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Le matin dans une rue près de notre hôtel, les bouchers coupent la viande sur le trottoir, et laissent le sang s’écouler dans la fosse. Attention aux nausées matinales en tombant sur une tête de bœuf fraîchement dépecée!

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Malgré ce faible développement apparent, la mendicité ici est peu visible, comparée à la pauvreté affichée dans les grandes villes indiennes visitées les semaines précedentes, et on ressent dans les rues de Katmandou (en particulier dans le quartier touristique du Thamel) une atmosphère assez “relax”, la vague hippie des années 60 qui avait fait de Katmandou une sorte de Mecque du mouvement étant probablement toujours un peu présente.

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L’héritage historique et religieux est également omniprésent. On ne compte plus les temples hindous et bouddhistes (on apprend que seuls 10% des Népalais sont bouddhistes, contre 80% d’hindous), de l’impressionnant stûpa du Bodnath au Swayambunath (aussi connu comme le Monkey Temple), en passant par Durbar Square et ses anciens palais royaux, mais aussi son fameux temple de Kumari, la plus célèbre des “déesses vivantes”, choisie dès l’âge de 3 ans jusqu’à sa puberté, selon une tradition désormais quelque peu controversée. (wikipedia)

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L’héritage bouddhiste de la ville nous est ici raconté par un Français (pardon, un Breton!) rencontré lors de la file d’attente pour le visa à l’aéroport. Claude est président d’une association caritative (visitez leur blog ici) qui aident de nombreux jeunes népalais pour financer leurs études, mais Claude a aussi une histoire des plus singulières qu’il a bien voulu nous partager au fil des discussions, le menant en désordre de sa Bretagne au Haras du Pin, puis la Californie, en passant par la Polynésie, et surtout quelques années en Thaïlande, où il est devenu moine bouddhiste!

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C’est donc éclairés de ses nombreuses histoires et explications religieuses que nous visitons ce fameux stûpa du Bodnath, tôt le matin comme recommandé afin de nous retrouver parmi les réfugiés tibétains effectuant leur trois tours de l’édifice dans le sens horaire, faisant tourner les moulins à prières en récitant leurs mantras (prières), dont la plus célèbre “Om mani padme hum” reprise en boucle sur les bandes-son de tous les marchants des environs (mélodie restant bien en tête, difficile de s’en débarrasser!).

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On rencontre également quelques-uns des jeunes de l’association, qui nous parlent de leurs études et de leurs projets pour aider les jeunes de leur pays. Une belle rencontre qui nous laisse sur une note largement positive, même si l’un des jeunes confie sa tentation de suivre les nombreux népalais embauchés par le Qatar pour les constructions liées à l’organisation de la coupe du monde 2022, pour un salaire juste “correct” comparé au standard népalais, mais au prix de conditions indignes et surtout au péril de leur vie, une information n’ayant jamais fait les gros titres des quotidiens français, à se demander si l’importance des investissements qatariens ces dernières années n’influenceraient les lignes d’édition des grands médias (parmi les rares liens peu/pas relayés: ici sur france24).

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Katmandou restera dans notre esprit comme une ville où on a souvent eu l’impression de remonter dans le temps, aussi bien par sa richesse architecturale historique que par son manque de développement, le charme des diners à la bougie n’effaçant pas les inquiétudes quant au niveau d’hygiène, ne serait-ce que sur la question de la “chaine du froid”, quand on sait que les frigos ne seront alimentés en électricité que 8 heures par jour…

C’est d’ailleurs tous les deux fiévreux qu’après quelques jours nous reprenons la route vers la “vraie” raison de notre présence au Népal, la plus célèbre des chaines de montagnes, dont le nom fait rêver tous les randonneurs, et dont la beauté ne se mérite qu’au prix de l’affront des altitudes extrêmes. Un indice? Ça commence par un “H”, et ça finit par “imalaya”.

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