Les îles merveilleuses des Galapagos

Par Damien. Click here for Emma’s Galapagos. Et les photos sont ici!

Pour finir 2013 en beauté… Cap sur les Îles Galapagos!

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Archipel d’une quarantaine d’îles volcaniques à 1000km au large des côtes équatoriennes, les îles Galapagos sont parmi ces destinations dont la simple évocation fait rêver: plages paradisiaques, une flore et une faune aussi abondantes qu’extravagantes, sur terre comme en mer, en faisant d’ailleurs une destination de plongée des plus prisées.
Mais les Galapagos ce sont surtout de nombreuses espèces endémiques qui ont évoluées ici isolées du reste du monde, avec des spécificités propres sur chaque île, nourrissant la réflexion de Darwin lors de son voyage à bord du Beagle, pour finalement produire sa théorie sur l’Origine des espèces.
On avait longuement débattu lors de la préparation du voyage d’inclure ou non un passage par ces îles, refroidis par le budget relativement élevé à prévoir, et on avait finalement laissé en suspend cette étape, décidant par la suite en fonction de l’état de l’avancement de nos dépenses. Après un petit bilan quasi-satisfaisant en Bolivie début Novembre, on trouve un bon prix au niveau des billets d’avion, et on les achète presque sur un coup de tête! A nous les Galapagos! On a les billets en tout cas, pour le reste, on s’organisera sur place…
Après notre incroyable semaine dans la réserve de Cuyabeno, et une brève visite de Quito (dont un passage sur la ligne de l’Equateur dans un musée des plus touristiques, avec une effrayante mais néanmoins intéressante explication des réductions de têtes, c.f. article d’Emma), on s’envole donc pour les Galapagos! Une belle façon de clore ce chapitre sud-américain!

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Après un dernier quart d’heure de vol rivés au hublot, fascinés par l’approche de ces petits bouts de terre sortis de nulle part dans le pacifique, on atterrit donc sur l’île de Baltra, le sourire au lèvre et l’excitomètre à 100%.

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Dès le premier bateau, pourtant une simple traversée d’un canal pendant quelques minutes, Emma est captivée par cette eau turquoise transparente offrant déjà le spectacles de nombreux poissons colorés non-identifiés. Un peu plus loin, on aperçoit sur une bouée une otarie se délectant d’un bon bain de soleil. Il n’y a plus de doute, on n’est ni en Normandie ni sur les côtes irlandaise.

On est maintenant sur l’île de Santa Cruz, la plus peuplée de l’archipel, et on monte dans un bus vers l’unique ville, Puerto Ayora, au sud, où on se pose initialement avant d’organiser l’itinéraire de notre séjour. Pendant le trajet, petit jeu entre Emma et moi de celui qui pointe le plus de tortues géantes, puisqu’on aperçoit dans les pâtures des dizaines de ces mastodontes dont on peine à relativiser la taille depuis notre bus, mais c’est promis, on reviendra pour les observer de plus près.
Une fois arrivés à Puerto Ayora, on se régale de nos premiers poissons frais (on attendra ce soir pour le homard), avant de partir à la recherche d’un hôtel, recommandé par un couple de canadiens rencontrés à Cuyabeno la semaine précédente. J’ai l’adresse exacte notée dans mon carnet, pour une fois je me suis organisé, mais on se rend vite compte que la recherche sera plus difficile que prévue, puisqu’aucun panneau n’indique le nom des rues. La grande majorité des touristes viennent ici en croisière ou en voyage organisé avec transfert depuis l’aéroport, la recherche de l’office du tourisme est donc un vrai jeu de piste, mais je finis par dénicher un plan de la ville et on pose enfin nos (lourdes) valises chez Galapagos Dreams, ledit hôtel précédemment recommandé.
Après 2 heures de discussions et d’intenses négociations avec Jonatan, le patron du lieu et fin organisateur de séjours dernière-minute, on se met d’accord sur un programme, avec les 3 premiers jours basés sur l’île de Santa Cruz, avant d’embarquer pour 3 jours de croisière afin de découvrir d’autres îles et surtout une garantie de nombreuses plongées sans bouteille, le fameux “snorkeling” pour les anglophiles.

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La nuit tombée, donc 17H30, car en Équateur toute l’année le jour se lève tôt, mais la nuit elle tombe dans l’après-midi, on part découvrir le port, et on se promène sur la jetée, où des lumières sous-marines attirent des raies et des requins. C’est aussi simple que ça d’observer des requins et des raies aux Galapagos, une petite ballade sur le quai! On peut donc s’assoir tranquille sur un banc pour les admirer, en s’assurant bien sûr au préalable qu’on ne s’assoit pas sur une otarie qui aurait squatté le confortable banc…

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Pour finir la journée en beauté, un choisit notre homard sur le trottoir, près du marché au poisson, frit sous nos yeux et
accompagné d’un sauce coco, un régal à déguster en plus sans culpabilité puisque le tout est vendu là-bas le prix d’un MacDonald chez nous! Et puisqu’on en est au passage culinaire de cet article, si vous avez le bonheur de passer par Puerto Ayora, ne manquer pas la rue Charles Binford qui chaque soir est fermée à la circulation pour se voir envahir de tables et chaises où le chanceux passant pourra se délecter des homards et autres spécialités locales.

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Notre itinéraire débute le jour suivant avec une sortie en bateau vers l’île Bartolomé, avec une traversée sous l’escorte d’une somptueuse frégate du Pacifique, cet espèce d’oiseaux dont le mâle d’un noir parfait possède une petite tâche rouge presque invisible au niveau du cou.

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En réalité la “tâche rouge” est une peau aussi élastique qu’un ballon de baudruche lui permettant de prévenir les femelles qu’il a fini de préparer un nid douillet pour leur future progéniture. Bien évidemment, plus sa gorge se gonfle, plus il aura de chance de ne pas dormir tout seul ce soir, et on aura ainsi la chance le dernier jour de pouvoir observer de près de nombreux nids de frégates.

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Arrivés à destination, on hallucine face au contraste saisissant offert par les crabes rouges et oranges crapahutant sur les roches sombres.

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On entame ensuite l’ascension d’un petit sommet (“ascension” est un peu fort, après Villarica et Huayna Potosi on commence à relativiser), qui offre un point de vue sur LA carte postale des plages Galapagos, qu’on admire longuement avant de prendre la pose pour notre collection de photos touristiques avec nous dessus.

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A l’horizon, on aperçoit de “trucs” noirs et blancs qui font des saltos hors de l’eau, avant de retomber dans une immense et joyeuse éclaboussure. On pense à des baleines ou des orques, mais notre guide nous apprend avec surprise qu’il s’agit de grande raies Manta, pouvant mesurer jusqu’à 8 mètres d’envergure, qui sautent régulièrement pour probablement se débarrasser de parasites à la surface de leur peau.

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On remonte à bord du Zodiac qui nous approche tout près d’un couple de pingouins qui semblent tout aussi surpris et curieux que nous de cette rencontre inopinée.

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On rencontre aussi quelques fous à pâtes bleues, l’un des symboles des Galapagos, dont les larges pieds palmés sont parés d’un surprenant bleu vif, que je n’arriverai malheureusement jamais à immortaliser pendant le séjour, faute de zoom sur l’appareil. Donc merci wikipedia pour la photo!

La sortie se termine par notre première session snorkeling, et on comprend très vite pourquoi les îles sont si réputées auprès des plongeurs. Poissons-perroquets, poissons-anges, poissons-scorpions, poissons-éperviers… Rien que leurs noms résonnent tout de suite dans notre imaginaire sous-marin tout en couleurs tropicales! Ils sont partout, ils sont nombreux, l’eau est assez chaude pour plonger près d’une heure, c’est vraiment le pied! Bon, on a acheté un appareil photo jetable étanche pour les clichés sous-marins, mais la plupart sont ressorties juste noires, donc pour les couleurs tropicales il faudra juste nous croire sur parole…

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Et pour couronner le tout, on aura notre première rencontre nez à nez avec un requin-corail d’environ 2m! On a dérangé ce dernier alors qu’il se reposait tranquillement sous un rocher, spécificité de cette espèce de requin qui peut respirer en restant immobile, alors que le plupart des requins doivent nager en permanence pour s’oxygéner.

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Le jour suivant, c’est la sortie plongée avec bouteilles! On a aucun niveau de plongée, mais il est toujours possible de plonger avec un guide jusqu’à 12m de profondeur, après une brève introduction sur l’utilisation du matériel.
La mer est agitée, on navigue vers l’île Seymour Nord à bord d’un petit bateau qui danse avec les vagues, et on a déjà l’estomac un peu retourné quand on jette enfin l’encre à destination. On fait la connaissance d’un sympathique coupe suisse-allemand qui viennent pour 2 plongée plus en profondeur, et pendant qu’il commencent leur première plongée, Emma et moi on enfile palmes, masques et tubas afin de patienter tout en découvrant les lieux en surface.

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Toujours autant de poissons, quelques requins, et surtout une otarie qui s’approche de nous avant de poursuivre sa pêche, avec cet façon de nager en se dandinant, lui donnant l’air de vouloir jouer en permanence, nous rappelant l’Argentine et ce merveilleux souvenir de plongée avec de jeunes otaries. Les courants sont fort, et les vagues généreuses, nos estomacs sont toujours fragiles quand notre tour arrive de plonger en profondeurs. On descend tout de suite au plus profond, donc sans appareil photo d’étanchéité bien sur, et après quelques seconde Emma fait le signe indiquant qu’elle souhaite remonter. Elle a en fait la nausée, et panique à l’idée de vomir à travers le détendeur, à 12m de profondeur… Le guide la rassure, Emma reprend son calme, et on poursuit la plongée vers un champ d’anguilles jardinières, qui sortent du sable et ondulent dans les courants comme des plantes aquatiques. Un peu plus loin, on découvre un groupe d’une dizaine de grands requins-corail qui se reposent sur le sable, ces derniers n’étant vraiment actifs que la nuit où ils chassent leurs proies. Le guide nous fait nager au plus près du groupe, et n’étant qu’un médiocre nageur dans ces forts courant et  équipé du lourd matériel de plongée, j’en touche presque un malencontreusement avec ma palme, ce dernier s’éloignant quelques mètres pour poursuivre sa sieste. On observe également une pieuvre évoluant gracieusement le long d’un rocher, une murène qui nous dévisage de son air menaçant, comme si elle gardait l’entrée de la petite caverne où elle s’est installée. On ne verra par contre aucun requin-marteau, alors que les suisses-allemands en apercevront pendant leur plongée plus profonde. On remonte finalement à bord alors que nos camarades s’équipent pour leur deuxième et dernière plongée. 45 longues minutes à attendre, bercés par les vagues qui se font d’autant plus ressentir quand le bateau est ancré… Bref, mon petit déjeuner sera généreusement partagé avec la faune marine locale!
On serre les dents jusqu’au retour, mais on oubliera vite ce petit désagrément au profit de ces excellents souvenirs en profondeurs, et de cette géniale sensation d’être comme un poisson dans l’eau pendant 45 minutes. On a hâte de passer nos niveaux de plongée, probablement en Thaïlande, pour pouvoir renouveler l’expérience et nager plus en profondeur.

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En fin d’après-midi, on tout juste le temps de découvrir la magnifique plage de sable blanc de Tortuga Bay, auprès de laquelle une zone de reproduction de tortues est fermée afin de laisser la voie libre aux femelles venant ici enterrer leurs oeufs. Les iguanes marins prenant leur bains de soleil sont une jolie carte postale, leur peau noire en contraste sur le sable blanc. C’est la première fois en 4 mois de voyage qu’on se repose sur une plage!

En rentrant à l’hôtel, on nous apprend que le bateau sur lequel on devait passer les 3 prochains jours est tombé en panne. La faute à pas de chance, on revoit donc notre programme, avec une sortie sur l’île voisine d’Isabela le lendemain, suivi de 2 jours en croisière. L’itinéraire n’est pas idéal, puisqu’on repasse par l’île Bartolomé visitée le premier jour, mais on est conciliant, on va pas faire nos difficiles!
On part donc le lendemain à destination d’Isabela à bord d’un bateau ultra rapide qui vole au dessus des vagues ..et retombe violemment après chacune. L’océan est à nouveau capricieux, et on est nombreux à serrer les dents.

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Arrivés enfin à Puerto Villamil, au Sud d’Isabela, on reprend nos esprit et s’amuse des otaries qui squattent tout ce qui leur semble confortable, des bateaux taxis aux canapés abandonnés.

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On se balade sur las Tintoreras, des petits îlots où on rencontre des centaines d’iguanes marins, dont deux mâles s’engageant dans une féroce bataille.

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On y trouve également d’anciens tunnels de lave, effondrés et inondés, où de nombreux requins ont élu domicile.

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On aime bien marcher, mais vous l’aurez compris ici on aime surtout nager, et on se dirige vers un petit lagon où on goûte à nouveau aux plaisirs du snorkeling, avec cette fois une immense raie noires dormant en profondeur, et une tortue de mer qui passait par là, en plus des poissons multicolores qu’on qualifie désormais d'”habituels”.

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On finit la visite de l’île par un centre de reproduction de tortues géantes, où on nous apprend comment les tortues terrestres ont failli disparaitre, à cause non seulement de la chasse pour leur chaire, mais égelement à cause de l’introduction par l’homme de chèvres sur certaines îles dont la population a explosé, ces dernières ne laissant derrière elle que peu de nourriture pour les tortues dont nombre d’entre elles sont mortes de faim. La décision fut prise d’éliminer les chèvres,et entre 2001 et 2005 plus de 80 000 chèvres furent abattues. Une triste histoire, mais pour la bonne cause.

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Retour sur Santa-Cruz, toujours en serrant les dents, et on commence à se demander si c’était une si bonne idée d’embarquer pour une petite croisière les 2 jours suivants…

On monte néanmoins à bord du Darwin yacht, qui s’avère bien heureusement beaucoup mieux résistant aux caprices marins, et faisons connaissance avec l’équipage et les passagers, à majorité néerlandais.

On se réveille le lendemain au nord de l’Île Santiago, à Egas port, où on commence par un petit tour à pied à la rencontre de nombreuses otaries dont quelques nouveaux-nés, ainsi qu’une plus rare otarie à fourrure.

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On apprend également comment reconnaître les différents pinsons de Darwin, ces célèbres espèces toutes de la même famille mais qui ont évolué sur chaque îles en fonction de la nourriture disponible, inspirant Darwin pour sa théorie de l’évolution: un gros bec plus puissant pour ceux se nourrissant de graines, un petit bec pour les insectivores, un bec plus fin pour ceux se nourrissant de la chair des cactus…

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On se jette ensuite à l’eau sur une baie peu profonde où de nombreuses tortues de mer se régalent de la végétation sous-marine, un spectacle dont on ne se lasse pas!

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L’après-midi, sur la plage d’Espumilla, on apprend comment les mangroves résiste à la salinité des lieux, “suant” du sel pour certaines espèces, ou concentrant le sel sur certaines feuilles condamnées qu’on identifie à leur couleur jaune, et on admire la précision des fous à pattes bleues qui plongent pour pêcher. Il y a aussi des crabes marrants par ici, donc on prend quelques photos…

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…Mais surtout on a déjà hâte de plonger à nouveau!
Et c’est chose faite une heure plus tard sur la baie des Boucaniers (les Galapagos ont longtemps servis de base aux pirates), où on saute du zodiac et on se retrouve par hasard au milieu d’un énorme banc de milliers de poissons, nageant synchronisés en cercle formant un énorme tube semblable à une tornade sous-marine, un spectacle qui nous rappelle des documentaires animaliers où les requins viennent chasser… Et quelques minutes plus tard, un énorme requin des Galapagos traverse en effet le banc de poissons, séparant en deux la tornade qui se referme ensuite après son passage. On reste bouche-bée, quoi qu’avec un tuba ça se voit pas trop.
On termine par un passage dans une cave sombre, éclairée faiblement par les rayons bleus de son entrée, et on se retrouve à nouveau avec un requin-corail, on commence à s’y sentir à l’étroit dans cette cave, même si on nous dit que les requins-corail sont inoffensifs…

Dernier jour de croisière, on est de retour sur l’île de Bartolomé, on remonte donc vers le fameux point de vue, avec quelques nuages cette fois-ci, et on se prépare ensuite pour une plongée de plus d’une heure, partant de la plage sud pour longer la côte jusqu’à la plage nord, avec toujours nos amis les poissons multicolores, de nombreux requins, des otaries… On ne s’en lassera jamais!

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L’après-midi, c’est notre dernière plongée au Galapagos, avec en cadeau de départ des rencontres avec des pingouins qui nagent tout-droit et à grande vitesse, comme une torpille, et des poissons-ballons qui se gonfle lorsqu’on s’en approche pour doubler de volume, espérant intimider les prédateurs. On ne peut s’empêcher de sourire en les voyant gonflé comme un ballon, mais il paraît qu’ils ne peuvent se gonfler que quelques fois dans leur vie, ou finisse par en mourir, donc on essaie de ne pas les effrayer…

On termine la journée par une visite sur un champ de lave d’à peine un siècle, où on peut observer différentes formation de lave, ressemblant parfois à des gouttes de métal fondu, ici à des cordes, là à des spaghettis…

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Et dans ce désert minéral, au milieu de nulle part, un cactus prend vie!

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Le dernier réveil près de Seymour du Nord est l’occasion d’une visite (très) matinale autour des nids de frégates, où les mâles gonflent leur gorges, et où on trouve quelques iguanes, mais la version terrestre cette fois-ci, plus colorés que leurs cousins marins.

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On dit adieu à nos camarades de croisière, et on reprend le bateau+bus direction Puerto Ayora, pour un dernier après-midi où on retourne sur la jolie Tortuga Bay.

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Le matin de notre départ, il nous reste tout juste le temps de visiter une réserve de tortues géantes et d’arpenter un ancien couloir de lave…

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 …avant d’être déposé au canal vers Baltra, où on arrive à l’aéroport quelques minute avant la fermeture de l’embarquement, ne jamais faire confiance au guide quant il s’agit du temps nécessaire au retour vers l’aéroport…
Adieu, chères Galapagos, vous nous manquerez!

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