Coup de coeur à Cuyabeno

Par Damien. Click here for Emma’s Cuyabeno. Et les photos sont ici!

Une semaine dans la forêt amazonienne.

C’est en Equateur, le dernier pays de notre itinéraire sud-américain, que nous allons réaliser ce vieux rêve. Destination retenue, la réserve naturelle de Cuyabeno, sera bien à la hauteur de nos attentes. Les chants incessants des oiseaux le jour, les innombrables insectes, grenouilles et crapauds la nuit, une chaleur douce et humide qui vous enveloppe confortablement. Pas une voiture, ni même une route, pas d’internet, les pirogues pour se déplacer, en fait pas vraiment de signe de modernité, comme une pause atemporelle, où notre seule occupation sera l’observation et l’écoute de la nature. Et quelle nature! Dense, exubérante, parfois effrayante, mais surtout passionnante.

Des gros singes noirs (Sakis), des petits gris (Saïmiris), de grands perroquets jaune et bleu (aras), des petits verts et oranges (Caïques à tête noire), des papillons bleus plus grand que ma main, des cassiques qui tissent des nids pendus comme des larmes en bout de branche, et d’autres opportunistes qui les leur volent à la première occasion, des sorte de dindes (hoazins, “dindes qui puent” en anglais) qu’on verrait bien dans Jurassik Park, le serpent mythique de l’Amazonie, un anaconda de 4m, qui pourrait bien en atteindra 10, capable d’avaler un alligator. Mais aussi trois espèces de boa, trois sortes de caïmans, des tarentules grises, un scorpion noir, des dauphins de rivières à nageoire rose (boto)…

Un après-midi chez Aurora, de la communauté indigène des Sionas, avec qui on déracine le manioc pour en faire des galettes croquantes, avant de terminer par une visite chez le chamane du village. On goûte aussi aux petites fourmis d’un délicieux parfum citronné, mais surtout aux larves de palmiers rôties, le pêché-mignon d’Emma.

On se baigne sous les projecteurs roses et oranges du crépuscule, dans l’eau sombre du lac, en toute confiance puisqu’on nous promet que les alligators et les piranhas restent dans les rivières. On marche dans la forêt vierge, apprenant à écraser des thermites sur notre peau pour repousser les moustiques, et comment utiliser les fourmis-chirurgiennes pour mordre de part et d’autre d’une plaie ouverte avant d’en arracher le corps, ne laissant que leur tête et mandibules et guise de points de suture. On reconnait les lianes qui montent, celles qui descendent, les arbres capables de doucement se déplacer, en déployant de nouvelle racines d’un côté et en abandonnant de l’autre.

Pendant 5 jours tous nos sens sont chahutés, et on se régale de chaque seconde.

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