Valparaiso, en couleurs et en reliefs

Par Damien. Click here for Emma’s Valparaiso, et ici pour les photos.
On quitte la région des lacs en se disant qu’on y reviendra un jour pour la découvrir un peu plus… A vrai dire on se dit ça après quasiment chaque destination, à croire qu’on refera exactement le même voyage dans quelques années, en faisant juste les choix opposés lorsqu’on est passé à côté de quelque chose, par choix ou par contrainte.
Place maintenant au passage obligé par la capitale, quoiqu’en vrai c’est plutôt la ville portuaire juste à côté qui nous intéresse, l’ultra-colorées Valparaiso, ou plus affectueusement “Valpo”.

L’obscure tarification des bus

J’ai acheté des billets Pucón-Santiago, même si Emma me dit qu’il existe des lignes directes Pucón-Santiago-Valparaiso, mais on me le fait pas à moi, le coup de l’attrape touriste avec une unique compagnie qui relie directement les deux destinations. Santiago est la capitale et donc le centre de gravité de tous les transports, et il y a beaucoup de compagnies qui assurent la liaison, avec forcément des prix tirés vers le bas.
On prépare tranquillement nos bagages pour cette nouvelle transhumance, quand au détour d’une conversation je comprends que nos deux voisines de chambres vont elle aussi à Valparaiso, en liaison directe. Jeunes et naïves. Je demande poliment le prix de leur billet, sûr de mon avantage. Pardon? Vous avez dit combien? Quasiment moitié prix. J’évite le regard moqueur d’Emma, et la tête basse, je me rends à la station de bus et demande à tout hasard si nos billets sont échangeables. Aucun problème. On me rend même la différence en liquide, probablement pour me dédommager de l’humiliation.
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Les collines et les miradors

12 heures plus tard, affamés par l’absence de nourriture dans le bus (moitié prix, mais avec un service rudimentaire), on arrive donc à Valparaiso, et une fois le petit-déjeuner avalé on s’empresse vers l’ascension de notre première colline dans cette ville tout en relief, pour profiter du premier point de vue.
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On se perd en direction d’un “mirador” (j’aime bien les miradors) et on s’arrête quelques minutes pour vérifier le plan, quand on réalise qu’on est observé par plusieurs personnes autour de nous, avec cet air surpris si singulier de celui qui ne s’attendait pas à voir de touriste/gringo par ici. Le patron d’un petit bistro, probablement un repère mafieux, traverse la rue et nous informe dans un anglais étonnamment parfait qu’on se rend dans la mauvaise direction “it’s not safe for you that way, you should go in that direction”. Il nous remet donc dans le droit chemin, nous prévenant qu’en règle générale sur les collines de Valpo, plus on monte, moins c’est sûr. On restera donc sur les sentiers battus, déjà bien assez nombreux et photogéniques, empruntant les fameux ascenseurs (dont la vétusté ne rassure guère) vers les différentes collines.
Un ascensor de Valparaiso

Un ascensor de Valparaiso

On finit la journée par Viña del Mar, la cité balnéaire juxtaposée, pour un petit bain de soleil en compagnie des pélicans.
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Piscos et moon-walk

Technologies et facebook aidant, on découvre “par hasard” qu’un camarade étudiant rennais est lui aussi à Valpo, et on retrouve donc à leur auberge Julien (http://jiglobetrotter.overblog.com/) avec Typhanie (projet culinaire intéressant! http://pourlaptitehistoire.com/), autour de délicieux fajitas, on n’est pas non plus obligés de toujours manger chilien au Chili!
Jorge (rrolrré pour ceux qui savent rouler les R), le patron de l’auberge, offre des piscos sours, et un verre entraînant un autre, on se retrouve avec d’autres âmes perdues en quête d’un débit de boissons dans le quartier, quand Jorge rencontre des amis musiciens, les convainquant de nous organiser un petit concert improvisé. On dégèle donc très vite l’ambiance d’un minuscule troquet, réchauffé par la douce voix de la chanteuse du petit groupe, et on continue sur notre lancée, finissant inévitablement par danser le moon-walk jusqu’au lendemain matin, dans un club qualifié ici d’alternatif, en fait un club gay jouant exclusivement les tubes des années 90, parfait!
Autant dire que la productivité du lendemain en question n’était pas celle des grands jours, mais c’était mérité! On n’avait pas l’appareil, donc pas de photos pour illustrer ce paragraphe, et c’est probablement pas plus mal…

De Santiago à San Pedro

Finalement remis sur pied, on poursuit vers Santiago, capitale qu’on imagine agréable à vivre, quoique polluée à vous en cacher les Andes, mais “touristiquement” parlant dépourvue de grand intérêt (le principal musée qui nous intéressait étant fermé pour changement de collection).
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On achète nos billets de Bus vers l’étape suivante, San Pedro de Atacama (je me suis renseigné, c’est moins cher en liaison directe…)
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