Puerto Madryn et sa péninsule

par Damien. Find Emma’s articles in English here, here, here and there. Et les photos sont ici!

On quitte cette attachante Buenos Aires, direction Puerto Madryn, au nord de la Patagonie, cette région si mythique de l’Argentine (et une partie au Chili).
20 heures de bus, sans arrêt …et puis en fait si, le bus tombe en panne, nous offrant une heure de pause au milieu de nulle part.

Bus breakdown

Bus breakdown

Puerto Madryn, c’est la porte vers la péninsule Valdés, un des meilleurs endroits au monde pour observer les baleines. C’était d’ailleurs un des facteurs qui a influencé notre choix dans l’itinéraire en Amérique du Sud. On arrive ici juste après la période de reproduction, au moment où les baleines franches australes élèvent leur jeune baleineau, nageant tout près des côtes.

Tout juste arrivé, bagages déposés à l’auberge, on saute dans un taxi, qui nous dépose sur Doradillo, une plage proche de la péninsule, où le fond marin gagne vite en profondeur, ce qui permet aux couples baleine/baleineau de s’approcher au plus près de la plage.

Arriving at El Doradillo

Arriving at El Doradillo

Quelle énorme émotion indescriptible de voir pour la première fois ces gigantesques mammifères marins. Puis de les entendre, le bruit sourd de leur respiration résonnnant jusqu’à des centaines de mètres! On se croirait au cœur d’un documentaire animalier. On passe trois bonnnes heures à les observer, sans s’en lasser.

Péninsule Valdés

Le jour suivant, c’est l’excursion autour de la péninsule. On s’arrête d’abord à Puerto Pirámides, l’unique “ville” de la péninsule, autrefois ville portuaire dynamique, à l’époque où les mines de sel de l’île étaient encore exploitées.
C’est désormais le point de départ de nombreux tours en bateau pour les touristes curieux, voulant s’approcher des baleines.
On est des touristes, on est curieux, donc on embarque!

Le vent ce matin là est glacial, mais on n’a pas vraiment le temps de penser au froid. De nombreuse baleines s’approchent, passant parfois sous le bateau, nous dévoilant par transparence leur grandeurs démesurées. Les têtes sortent de l’eau, affichant les callosités dont le patterne unique permet d’identifier facilement chaque individu. Les queues apparaissent. On assiste à quelques sauts. Inoubliable.

Lobtailing

Lobtailing

On termine la boucle autour de l’île, écoutant attentivement les diverses explications sur la faune et la flore locale de notre guide. On croise de nombreux putois, des guanacos (cousin sauvage du lama domestique), des maras (une des plus grosses espèces de rongeurs, ressemblant plutôt à un gros lièvre, d’ailleurs aussi appelé lièvre de Patagonie), et même un tatou poilu! On s’arrête aussi observer quelques éléphants de mers sur une plage, mais ça, on s’en rapprochera plus tard…

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Le maté, tout un symbole

Au retour, notre guide nous propose de boire notre premier maté. Une étiquette bien définie réglemente le partage de cette boisson traditionnelle, consommée dans plusieurs pays d’Amérique du Sud, et véritable institution en Argentine.

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D’abord le maté ça ne se refuse pas, au risque de froisser le généreux argentin offrant la boisson, dont le terme “maté” désigne le contenu comme le contenant. Le propriétaire du maté prépare le précieux, versant la plante séchée et s’assurant de former une pente. Il positionne la paille (la “bombilla”) du côté creux de la pente d’herbe. Il verse ensuite l’eau chaude côté paille, laissant toujours le côté herbe sec en surface. L’eau doit être très chaude, pour libéré les arômes, mais pas trop, au risque de brûler le maté qui sera fort au début, mais aura perdu son goût après quelques dégustations. Car le maté se boit à plusieurs reprises. Le préparateur l’offre au chanceux premier dégustateur, présentant le maté avec la paille pointée vers celui-ci, qui doit boire la totalité du maté, puis le retourner à l’offreur. Chaque participant au rituel se verra offrir à son tour la maté, rempli d’eau chaude, bu dans sa totalité, puis enfin le propriétaire boira son maté. Nouvelle tournée, car on doit accepté le maté au moins deux fois. Après le deuxième seulement il sera acceptable de refuser poliment le maté. Un vrai symbole de la culture argentine, que les gens boivent partout, seul ou à plusieurs, quelque soit le jours et à toutes heures.

Une plongée avec des lions…

Nouvelle journée, nouvelles émotions: petite plongée avec les lions marins de Patagonie!

Cette plongée est assez rare, il s’agit ici d’un programme pilote, et on nous apprends comment nager dans l’eau en formations groupées, pour ne pas les effrayer. On enfile les combinaisons, et nous voilà dans l’eau à 14°C. Mais encore une fois on n’aura pas le temps de penser au froid. Les jeunes lions marins nagent déjà dans notre direction par dizaines, tous plus curieux et joueurs les uns que les autres. On reste bien à distance des adultes sur les côtes.
Les jeunes lions nous reniflent, mordillent, et nagent autour de nous pendant 45 inoubliables minutes, qui nous semblent ne durer que quelques secondes.

Absolute happiness!

Absolute happiness!

Certains (dont notre guide du lendemain) diront que les animaux sauvages doivent le rester, et que ce genre d’attractions touristiques sont dangereuses pour ces animaux. Nous on n’a pas eu l’impression de changer quoique ce soit dans l’ordre de la nature. Aucune sorte de nourriture ne leur est apportée. On nage à distance, et seuls les jeunes lions les plus curieux s’approche pour jouer quelques minutes. On n’a pas vraiment entendu d’argument convaincant contre ce genre de plongée. On changera peut-être d’avis un jour, si la multiplication de ce type d’attraction venait à influer sur le comportement de cet espèce animale… Mais on gardera surtout en mémoire ces 45 minutes de bonheur à nager au plus proche de cette faune si gracieuse, si intelligente, admirant les lions marins de si près, les yeux dans les yeux. Un moment presque irréel, magique, qui nous laissera un ridicule sourire aux lèvres pour toute la journée.

Après les lions, les éléphants

Dernier jour, quelques heures de 4×4 sur des chemins tout juste praticables, et nous arrivons sur une plage qu’une colonie permanente d’éléphants de mer du Sud a choisie. Un des rares endroits où l’on peut s’approcher à quelques mètres seulement de ces colosses de plusieurs tonnes pour les mâles, plusieurs centaines de kilos pour les femelles. Étonnante disparité de taille.

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On a d’ailleurs la chance d’y voir un nouveau-né de quelques jours seulement.

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Encore une fois le vent est glacial, encore une fois on n’y pensera pas. Le spectacle offert par ces animaux ne faisant pourtant que se reposer sur cette plage est captivant.
Lors de la montée du retour sur la falaise, on entend des bruits rauques, et on observe une brève bataille entre les deux mâles de la colonie. Le plus gros gagne logiquement, il gardera son harem. L’autre s’éloigne, un jour peut-être son heure viendra…

Retour vers Puerto Madryn, nouveau maté, qu’un des touristes de notre petit groupe partage chaleureusement. On y prendrait vite goût à cette boisson, et cette manière si conviviale de la partager! A suivre: le glacier Perito Moreno!

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