Petit coin de paradis: Ilha Grande

par Damien. Click here for Ilha Grande by Emma, in English. Et pour les photos, c’est par ici!

Deuxième étape pour nous au Brésil, Ilha Grande, à 2 heures au Sud de Rio

…enfin ça c’est sur la brochure, en vrai c’est 3H de bus, et 1H30 de bateau, mais c’est facile quand même).
Cette île dont l’isolement en a fait le lieux idéal pour une prison haute sécurité fermée au milieu des années 90, est désormais entièrement dédiée au tourisme, et à la sauvegarde de sa diversité écologique (comme quoi c’est pas forcément contradictoire). L’île est en effet un des rares lieux où l’ont peu encore observer une forêt tropical humide atlantique, et on y trouve plusieurs espèces menacées d’extinction.
Pas de voiture sur l’île, d’ailleurs tout simplement pas de route.

DSCF1275

Après une traversée dans un bateau où on se trouve un siège au milieux de gros sacs contenant toutes sortes de ravitaillements logistiques quotidiens, on découvre enfin le splendide panorama de végétation flamboyante, grandes et petites plages, eaux turquoises…

Bercés par une musique non-identifiée

On débarque sur le port d’Abraao, et on foule les chemins de terre à la recherche de notre pousada, “l’auberge” façon brésilienne, terme qui ne veut en fait rien dire, car une pousada peut aussi bien être un petit hôtel qu’une chambre d’hôtes, une auberge de jeunesse, ou autres cabanes en bois… Pour nous ce sera plus proche d’une cabane en bois, très jolie, et aux abords du village, tout près de la forêt, on se couche donc bercés par une sorte de musique animale non identifiée!

Poussada dos Riachos, Ilha Grande

Poussada dos Riachos, Ilha Grande

Des oiseaux et des grenouilles

Le lendemain, il fait gris et il pleut. Flûte. On se décide quand même à attaquer une randonnée en direction de Lopes Mendes, la plus grande et plus belle plage de l’île il parait. L’île est en effet bien montagneuse, et en s’essoufflant on se dit qu’on va devoir bien s’entraîner si on veut pouvoir bientôt taquiner un peu la cordillère des Andes!
La vue en haut de la montagne (ok, la colline) est spectaculaire, même sous ce timide soleil qu’on qualifierait de breton.

DSCF1297

La pluie s’intensifie, et bientôt le bruits des oiseaux est remplacé par celui de grenouilles qui se répondent d’arbre en arbre. On aura beau chercher, impossible d’en apercevoir une, il parait qu’elles sont minuscules.

Blanc comme neige

Enfin arrivés sur la plages dont les locaux sont si fiers, on découvre une immense étendue quasi déserte (la pluie étant le prix à payer), dont le sable est si fin qu’on a l’impression de marcher sur de la neige! Baignade interdite aujourd’hui, on se trouve coté atlantique de l’île, et le vent soulève des rouleaux qu’on aurait envie de surfer, si on savait surfer.

Une plage juste pour nous! Lopes Mendes, Ilha Grande

Une plage juste pour nous! Lopes Mendes, Ilha Grande

Sur le retour, on est suivi par deux chiens (de nombreux chiens errent sur l’île), un berger allemand et une petite chienne en chaleurs. Les aboiements font échos, les crocs sont sortis. La parade amoureuse ressemble plutôt à un combat où tous le coups sont permis… y compris se servir de nous comme bouclier, pour se protéger de son prétendant/agresseur. Mes premières vraies retrouvailles avec un inconnu agressif de type canins depuis qu’un doberman avait décidé de goûter à mon cuisseau lors d’un footing, il y a quelques mois. J’avais commencé à développer une petite cynophobie. Je digère donc l’adrénaline, me saisis d’une branche d’arbre et menace le gros chien méchant (probablement pas si méchant en vrai). A force de couper l’air avec ma branche, et de hurler des cris que j’imagine impressionnants (en fait sûrement risibles), je finis par prendre le dessus, et le gros chien méchant abandonne et s’enfuit.

Des dauphins!

Pour la fin du retour, on embarque sur un de ces bateaux qui parcourent l’île de plage en plage, car on ne veut pas se faire surprendre par la nuit au milieu de la jungle, en plus j’ai oublié mon couteau suisse pour faire face aux potentiels prédateurs… Ce retour en bateau est couronné d’une chanceuse rencontre avec quelques dauphins! Sourire jusqu’aux oreilles. Je sors mon appareil photo, et bien sûr je n’en réussi aucune.

Damien's very best shot of the dolphins!!

Mais si, on le voit bien le dauphin!!

Le soleil, et le sourire

Journée suivante: soleil, yes! On embarque illico sur un bateau pour une ballade vers différents plages plus éloignées, dont le fameux Lagon Bleu, célèbre spot de plongée sur l’île. Autant la veille on se disait qu’une île paradisiaque sous la pluie, ça reste une île paradisiaque quand même, autant aujourd’hui, le soleil nous chauffant le dos, et les cheveux dans le vent (enfin surtout pour Emma), on ne dit plus rien, on a juste ce sourire jusqu’aux oreilles qui nous accompagnera toute la journée.

DSCF1345

L’océan étant mouvementé la veille, la visibilité sous l’eau reste réduite, mais on s’amuse malgré tout au milieu des bancs de poissons qui nous suivent, ou plutôt qui poursuivent Emma, car il semblerait qu’ils raffolent tous de la blancheur de la peau irlandaise, au point de tenter plusieurs fois d’y goûter! Moi aucun poisson ne m’a mordu, par contre une autre race animale me poursuit: les moustiques… Emma n’aura pas besoin de s’inquiéter du paludisme tant qu’elle reste auprès de moi, je ne compte plus les piqûres, alors qu’elle en a juste une. Mais elle ne pense pas que ça vienne d’un moustique.

Curious fish

Curious fish

Ce soir là, des enfants du village s’affrontent lors d’un petit festival de Capoiera, dont nous avait parlé la veille deux français venu spécialement de Lyon. On observe donc les jeunes participants pratiquer cet art martial brésilien mêlé à des danses traditionnelles, au son du berimbau et des percussions. Les enfants laissent ensuite place au adultes, et on comprend mieux en quoi cette danses peut parfois laisser place à un vrai combat, avec coups portés. On décide ce soir là de prolonger d’une journée notre séjour, car celle où il pleuvait, ça ne comptait pas…

Feijoda.. et langue de boeuf

Niveau gastronomique, le truc populaire sur l’île, et au Brésil en général, c’est les restaurants self-service, où on remplit son assiette au choix parmi une foultitude de plats divers et variés, et on paye au kilo à la sortie. On y mange bien et pour pas trop cher, parfait! Le tout bien sûr accompagné de Feijoada, cette sauce aux haricots noirs typique du Brésil, délicieux! Bon, ce qu’on pensait être une sorte de steak mariné s’avère être de la langue de boeuf, celle là même qu’on redoute à la cantine de l’école, tant pis pour nous, et en fait c’est pas si mauvais.

Dernière journée, soleil!

On nous avait conseillé de louer des vélos pour rejoindre une autre plage par un sentier moins accidenté. Le loueur n’est pas là, le voisin nous dit de revenir dans 2H. On est en hiver, les jours sont courts, on réfléchit au plan B. On décide d’attendre. On revient 1H30 plus tard, le voisin nous aperçoit à nouveau, et, par pitié pour nous, appelle le loueur. Ce dernier à décidé de “poser sa RTT”, le magasin restera fermé aujourd’hui, il faudra revenir demain. Ça doit être sympa comme boulot loueur de vélos ici!

Praia da Feiticeira

Praia da Feiticeira

Plan B, on va finalement se perdre en forêt en direction d’une petite cascade, fort charmante. Et puis, alors qu’on se dirige vers la “plage de la sorcière”, on entends des sortes de grondements, de plus en plus proches. Un jaguar? Je sors mon couteau suisse, près à l’affrontement. On continue notre chemin, alors que les bruits semblent maintenant tout près. On aperçoit ensuite d’autres randonneurs, qui comme nous cherchent à savoir quelle est ce bruit rauque. Des singes il semblerait. On scrute la canopée, mais le soleil de midi nous ébloui et force les contrastes, on n’arrivera malheureusement pas à voir à quoi ressemblent ces singes qui défendent leur territoire (probablement un singe hurleur brun). Quelques sentiers plus loin, du bruits entre le feuilles. Cette fois on arrive à en identifier l’origine, et c’est un tatou (armadillo) qui dédale tout à coup lorsqu’il sent notre présence. Sans compter les nombreux papillons aux couleurs vives, tous plus grands les uns que les autres, excellents moments d’observations animales, on espère qu’il y en aura beaucoup d’autres! A suivre: Paraty!

S0081442

Advertisements

Any comment welcome!

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s