Première destination: Rio de Janeiro

par Damien. Click here for Rio de Janeiro by Emma, in English. Et pour les photos, c’est par ici!

Ça y est, nous y sommes! Après deux (en fait trois) longs vols – pourquoi faire Dublin-Rio, quand on peut faire Dublin-Paris-Atlanta-Rio, le tout en à peine 60H ? – un dernier dîner français à l’ambiance très tour-du-mondiste, et quelques premiers obstacles franchis (vols de câbles = RER annulé, colis suspect = métro bloqué, carte de crédit refusée, orteil coupé..), nous arrivons enfin à destination, où nous passons quelques jours à la découverte de cette ville mythique du Brésil.

Le bus de l’aéroport vers notre hébergement est l’occasion pour nous de vérifier qu’en effet, comme tous le monde nous avait prévenu, la climatisation est toujours à fond dans les transports sur ce continent. Promis, on pensera à garder un pull dans notre sac la prochaine fois…
L’autoroute vers le centre de Rio traverse plusieurs favelas, que des panneaux souvent cassés le long de la route tentent en vain de “dissimuler”.

Des favelas et du sable blanc

Rio a grandit trop vite. Plus vite que son économie, aussi flamboyante soit-elle, ne pouvait fournir d’emplois. Plus vite qu’on ne pouvait construire de logement décent.
Deux semaines plus tôt, nous regardions confortablement dans notre canapé un film sur la brigade d’élite de la Police brésilienne, celle qu’on appelle lorsqu’il faut intervenir dans ces quartiers pauvres, où les trafics de drogues font des ravages. Nous avions également vu le célèbre film “La cité de Dieu” quelques années plus tôt.
Se retrouver maintenant face à cette réalité fait froid dans le dos.
(le premier qui me dit que c’était la clim peut sortir! on sait aussi être sérieux sur ce blog..)
On dépose nos bagages à l’auberge, dans le quartier de Botafogo, et on part en direction de Copacabana, puis Ipanema, les deux célèbres plages de sable blanc.

Copacabana

Copacabana

Premier coucher de soleil, première noix de coco, qu’on nous ouvre sous les yeux, de quelques coups de machette bien affûtée. Succulente, bien fraîche et bien méritée (c’est que Botafogo-Copacabana-Ipanema, ça fait un peu long quand même après nos 60H de voyage). Du coup pas de Lapa pour nous ce soir, le célèbre quartier festif, même si c’est justement le vendredi soir que l’ambiance y est la plus animée, mais on est à bout de force!

Ne perdons pas le Nord

Le lendemain, on part retrouver Romain, camarade étudiant de Rennes, de passage à Rio. Mon légendaire sens d’orientation infaillible fait pour la première fois défaut: à la sortie du métro, on a pris la rue dans le mauvais sens. Incompréhension. Remise en question. Mais oui mais c’est bien sûr, nous somme dans l’hémisphère Sud! Le soleil se lève toujours à l’Est, mais cette fois il décrit sa trajectoire vers le Nord, pas le Sud. Emma n’est pas convaincue par mon explication. Elle pense juste que je me suis perdu. Comprendront ceux qui comme moi s’orientent avec le soleil, les étoiles et la mousse sur les arbres…

Le camarade Romain enfin retrouvé, puisqu’il fait “chaud et beau” (contrepèterie belge), on décide de goûter un peu à l’océan Atlantique, version hémisphère Sud (soleil au Nord). Sable chaud et fin, eau chaude et limpide, Copacabana est bien à la hauteur de sa réputation. Quoi? Romain? T’as jamais goûté à une noix de coco bien fraîche (air blasé)? Nouvelle noix de coco, avec toujours le même grand sourire.
Après notre petite baignade, et un premier coup de soleil malgré le facteur 50, nous prenons la direction du centre, où nous croisons quelques manifestants du mouvement apparu suite à la colère générale contre le gouvernement, parmi les causes l’augmentation du coût des transports, et entre autres les dépenses faramineuses liées à la coupe du monde 2014 et aux JO 2016, sans parler de la visite du Pape la semaine précédent notre arrivée. Dans une ville où les quartiers chics sont surplombés de favelas sur les collines, on comprend que la pilule de ces lourdes factures passe difficilement.

Santa Teresa viewpoint

Santa Teresa viewpoint

Un drôle d’écureuil

L’après midi nous nous attaquons aux hauteurs du quartier très bohème de Santa Teresa, avec de nombreux points de vues sur la ville.
Au détour d’une colline, Emma remarque un écureuil qui court le long d’un câble téléphonique. Bizarre cet écureuil. C’est ainsi que nous nous retrouvons en fait face à notre premier singe! Grand sourire. C’est d’ailleurs le fameux ouistiti, celui grâce à qui nos dents sont visibles sur les photos de familles.

Urban Monkey

Urban Monkey

Cerise sur le gâteau, on suit les bons conseil du lonely planet, et on atterrit dans un restau servant des spécialités amazoniennes. C’est aussi pour ça qu’on aime voyager, la découverte de nouvelles saveurs. Un vrai régal!

On descend ensuite vers le Pão de Açúcar (Mont du Pain de Sucre), la plus haute de ces collines comme posées sur l’océan, si caractéristiques des cartes postales de Rio. Il est un peu tard (la nuit tombe à 17H30, on a oublié qu’on était en hiver ici…), et le vent souffle, on se contente donc d’une petite ballade au pied de la colline, l’occasion de voir d’autres petits singes. On s’en lasse pas.

Fin de journée, Emma déclare forfait, elle n’est pas encore remise du voyage et du décalage horaire. Du coup pas de Lapa pour nous ce soir, même si le samedi soir aussi la fête y résonne et les caipirinhia y coulent à flots. Avec Romain on se motive, même si nous aussi la fatigue ne nous a pas épargnés. On sort à Copacabana. On finit dans un pub irlandais, on ne se refait pas.

Corcovado, restau, et dodo

Dimanche, réveil (tard) sous d’épais nuages gris. On avait même pas pensé que le soleil qui nous avait comblés jusqu’alors pouvait disparaître. Il fait beau à Rio à notre arrivée? Oui, normal.. Et bien non. On décide de monter malgré tout sur le Corcovado, la colline ou trône la célèbre statue du Christ Rédempteur, les bras ouverts face à la ville. La statue est gigantesque. On se sent tout petit. Le panorama est magnifique.

Pão de Açúcar from Corcovado

Pão de Açúcar from Corcovado

Content de notre ascension (ok un petit train nous a un peu aidé), on se récompense par un arrêt à une fameuse Churrascaria, ces restaurants “à volonté” typiques du Brésil, où des serveurs défilent pour offrir différents morceaux de viandes sur une broche fièrement portée. Le paradis pour les carnivores.

Ballade digestive obligatoire, puis retour à l’auberge. Coma digestif. La Churrascaria ça demande un certain entraînement qu’on a pas. Du coup pas de Lapa pour nous ce soir.

On se couche en découvrant la télé brésilienne, où une émission propose à madame de testé la fidélité de monsieur. Embuscade d’une jolie brésilienne aux formes très.. brésiliennes. Elle lui propose de boire un verre chez elle. Évidemment elle tâche son T-shirt maladroitement. Monsieur craque et se laisse tenter. Jingle. Jubilation du présentateur, avec chorégraphie du public, et “Infidèle” qui clignote à l’écran. On éteint le poste. Non, l’océan Atlantique n’est pas une barrière efficace pour la télé-poubelle. A moins que ceci ne soit en fait révélateur?.. On nous apprendra par la suite lors d’une discussion sur la culture apparemment “machiste” au Brésil que l’infidélité serait un sport national, aussi bien les hommes que les femmes (l’émission elle était à sens unique..). Nous nous garderons bien évidemment de déduire, à partir d’une simple discussion subjective et d’une émission douteuse, une quelconque conclusion sur un fait de société au Brésil! (mais vous aurez quand même bien compris que les brésiliens sont de sacrés machos infidèles!)

Pas de Lapa pour nous ce soir

Lundi, on loue des vélos (rouillés), et on part vers le grand lac Rodrigo de Freitas, au Nord d’Ipanema. C’est compliqué le vélo dans le trafic dense et “musclé” de Rio… Mais on fini par trouver le lac et ses pistes cyclables, bien plus tranquille. Après 3H à batailler des guidons, repos, et re-noix de coco, on va devenir accros.

Profile of Corcovado

Profile of Corcovado

On retrouve ensuite Romain et l’ami de l’amie de sa cousine. Ballade puis délicieux burger (brésilien bien sûr). L’ami de l’amie de la cousine nous annonce soudainement que nos vélos, qu’on avait laissé à l’entrée du restau, ont disparus. Panique. Je pense aux 700$R de caution. Ça fait cher le vieux vélo rouillé. Voyant notre affolement soudain, un homme au sourire contagieux nous fait signe. Il avait rangé pour nous les précieux vélos rouillés à l’abri, en sécurité, à la demande d’un des serveurs. Sympa.

D’ailleurs la chaleur et la sympathie de tous les brésiliens rencontrés nous a vraiment marqué. Jamais plus de 10 secondes un plan à la main sans qu’un passant ne s’arrête proposer son aide, jamais longtemps perdu dans le métro avant que cette femme ne nous aide, car il y avait des changements imprévus pour cause de travaux etc. etc. Incroyable patience des gens avec qui nous tentons de communiquer malgré notre absence de portugais et leur absence d’anglais! Meilleur symbole, ce brésilien qui nous explique comment nous rendre à Santa Teresa en Bus, et qui termine en s’excusant de ne pas avoir le temps nous y accompagner. En s’excusant!

Lundi soir on boit un dernier verre, le lendemain on se lève tôt pour notre bus vers le Sud. On dit au revoir à Romain. Et puis du coup pas de Lapa pour nous ce soir, d’ailleurs c’est lundi soir, pas le meilleur soir pour visiter ce quartier festif…

Advertisements

Any comment welcome!

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s